Un amour qui n’a pas eu le temps d’être vécu…

« Cela faisait quelques temps que lui et moi parlions par message, environ un mois. J’étais le genre de fille qui avait tendance à toujours s’imaginer des au-delà de ce qu’elle vivait au moment présent. J’avais aussi la mauvaise habitude de toujours mettre ma confiance envers les mauvaises personnes, et être méfiante envers les bonnes personnes. Ma vie tournait ainsi et ce calvaire ne s’arrêtait pas, par ma faute. Je n’étais point perdu en ce qui concerne les sentiments que j’avais envers lui, j’y croyais éperdument à notre histoire. C’était un garçon de mon lycée, à qui je n’adressais la parole que par les réseaux sociaux. Jusqu’au jour où nous nous sommes échangés nos numéros, ce fut un doux moment. J’avais l’impression d’échanger avec lui beaucoup plus qu’un numéro…un baiser.
Je l’appréciai beaucoup, il paraissait si naturel, il ne se conduisait pas comme les autres garçons que j’avais connu. Physiquement ? Il ne correspondait pas à mes critères, mais à force de me prendre la tête, j’adoptais à présent une nouvelle forme de simplicité. Il était plus beau ainsi. J’étais amoureuse…oui, je l’étais. Je tenais à le revoir avant de quitter le lycée, et bouclée cette fin d’année comme il se doit. Le coin où je devais le rencontrer, était comme perdu, désert. C’était là qu’il vivait. Pour un premier rendez-vous, je me demandais si l’idéal était d’être chez lui. Je n’avais rien à craindre, puisqu’à présent nous n’étions plus étrangers. J’entrai dans sa demeure qui représentait sa chambre.
Il vint à son tour. Pour moi, il était clair, ses mains resteraient dans ses poches. Mais comment pouvais-je résisté alors que j’en pensais chaque jour et chaque nuit ? Tout ce passa très vite… Avais-je agis encore comme une fille faible d’esprit ? J’étais perdu. Je n’arrivai pas à l’accepter. Je lui faisais confiance. A mon arriver chez moi, je ne me posais aucune questions. Mon acte envers lui semblait manifester tout l’amour que j’avais pour lui. Je ne regrettais rien… Jusqu’au jour où il décida de m’effacer de sa vie, le lendemain à vrai dire. Il avait donc ce qu’il voulait. Ma naïveté avait encore pris le dessus. »

La naïveté est tout simplement le visage d’une vérité difficile à accepter. Elle nous rend plus mal, qu’un mensonge lui-même.

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