Découvrez la douce voix de la chanteuse réunionnaise Maya Kamaty qui nous dévoile son nouveau clip « Ansanm« .

Maya Kamaty ne s’interdit rien. Surtout pas le droit de bifurquer vers là où elle ne pensait jamais aller.
Naître entre un père musicien-chanteur et une mère conteuse, ce n’est pas forcément déterminant pour vous inspirer une vocation artistique. Pendant longtemps, elle n’a pas voulu de  » tout cela « . Un blocage. Classique de l’adolescence.  » L’envie de se démarquer des parents « , commente Maya. Ça n’a pas duré. Quand on grandit dans une maison où poésie, contes et musiques ont élu domicile, « tout cela » finit par vous envahir et s’installer en vous, sans même que votre conscience n’en soit alertée.  » J’ai été nourrie de tout ce que m’ont transmis mes parents et la bande qui passait à la maison « .
Des écrivains, des poètes travaillant avec Ziskakan, le groupe de son père, Gilbert Pounia, Alain Peters, le chanteur marginal et poète magnifique, décédé en 1995, quand Maya avait dix ans. La belle langue créole de son île, le vent chaloupant du Maloya, la musique et le chant traditionnel de la Réunion, sa terre de naissance et de vie, entraient en elle à son insu. Se cachaient dans les plis de son âme, attendaient le moment propice pour s’imposer à elle.

Pendant longtemps, le Maloya, blues ternaire issu du chant des anciens esclaves travaillant sur les plantations de canne, fierté des Réunionnais et miroir d’une bouillonnante culture créole, fut banni par les autorités, interdit officieusement jusqu’en 1981. Les temps ont changé. Sang vif des kabars, ces fêtes réunissant famille et voisins qui durent jusqu’au bout de la nuit, il est aujourd’hui inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. Il vit en pleine lumière grâce à des guerriers de l’ombre qui ont tout fait pour qu’il ne meure pas. Parmi ceux qui se sont mobilisés pour sa reconnaissance et celle de la langue créole, figure aux avant-postes le groupe Ziskakan. Créé en 1979 sous la forme d’une association culturelle s’étant fixé pour but «  la valorisation et la propagation de la culture réunionnaise « , Ziskakan sera au départ à la fois d’un laboratoire d’études pour la langue créole et d’un groupe artistique. Un ensemble, au sein duquel militent le père et la mère de Maya, qui à travers le théâtre, la poésie, la danse, le chant, le conte, la musique, perpétue tout un faisceau de valeurs représentatives de la culture réunionnaise.

En tournée en France :
07/03/2015 : Journée de la femme – Magny-les-Hameaux
03/04/2015 : Festival Chorus – Le Tamanoir – Gennevilliers
09/04/2015 : Le Coquelicot – Fougères (35)
10/04/2015 : Théâtre Victor Hugo – Fougères (35)
22/05/2015 : Maison des Cultures du Monde à Paris (75)

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef et fondateur du média (Réalisateur, monteur, photographe…)

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